Petit retour en arrière dans cet article. Vous vous rappeler de la motion capture ? Et bien nous avons laissé tomber ce procédé et je vais vous expliquer pourquoi ! Cet article peut s’apparenter à un tuto mais ce n’est pas le but, je vais juste expliquer les différentes étapes que nous avons franchies plus ou moins correctement. L’objectif est que vous compreniez quels sont les erreurs à ne pas faire au cas où vous vous décideriez à vous lancer dans l’aventure de la motion capture !

Première étape : préparer le matériel
Voici la liste de ce qu’il vous faut :
- une vingtaine de balles de ping-pong
- des bandes réfléchissantes
- une habit tout noir
- 4 caméras
- des moyens d’éclairage
- une salle noire
- un bâton
Nous avions les balles de ping-pong blanches sur lesquelles nous avons collé les bandes réfléchissantes afin qu’elles ressortent mieux à la caméra, c’est elles qui font office de capteurs. Ces balles seront placées à chaque articulation du corps humains pour avoir le squelette par la suite.
Cliquez , pour voir la marche à suivre avec les balles de ping-pong.
Nous nous sommes procuré l’habit dans un magasin de sport, l’essentiel est qu’il soit noir. Vu que nous n’avons pas trouvé de combinaison entière, nous avons acheté un cycliste, un t-shirt bien moulant, un bonnet, des gants ainsi que des chaussettes, le tout de couleur noir bien évidemment !

A noter que l’écharpe n’est pas nécessaire
Pour les caméras nous nous sommes débrouillés avec les moyens du bord, nous sommes allé les piocher ici et là. L’idéal est qu’elles soient du même modèle, ce qui hélas, n’était pas notre cas.
Pour l’éclairage nous avions des mandarines, ce qui nous permettait d’éclairer la salle et faire ressortir les balles de ping-pong.
La salle nous a été prêté par un de nos professeur, je reviendrais plus en détails sur cette salle par la suite.
Deuxième étape : préparation de la salle
Une fois tout ce matériel en notre possession il a fallut tout mettre tout ça en place dans la salle ! Les caméras dans un premier temps, placées comme ci-dessous.

4 caméras et 2 mandarines
Le fait qu’il y ai 4 caméras permet de voir tous les capteurs présents sur le modèle. En effet, si il n’y avait qu’une seule caméra par exemple, lorsque le modèle se tournerait, on ne verrait plus certains capteurs ce qui fausserait toute la donne. Une fois cela en place, il faut placer l’éclairage, mais je ne peux pas trop dire exactement comment le placer, l’essentiel est que les capteurs ressortent bien à la caméra. C’est tout pour la préparation de la salle. Passons à la suite.
Troisième étape : le tournage
Avant de commencer à filmer le modèle en mouvement, il vous faudra calibrer les caméras. Pour ce faire il vous faudra un bâton d’environ 1 mètre 30 sur lequel nous avons placé 5 bandes réfléchissantes.

Ça calibre!
Comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus, David se plaçait à différents endroits dans le champ de vision des caméras. Grâce à cela, le logiciel de tracking pourra placer les caméras dans l’espace 3D sans notre intervention.
Une fois cette étape faite, c’est au tour du modèle d’entrer en jeu ! C’est moi même qui suit allé au charbon pour faire les gestes que nous aurons dans notre court-métrage.
Quatrième étape : passage sur le logiciel de tracking
Ce fameux logiciel s’appelle moviemento, vous pouvez vous le procurer de façon légal ici

L’interface est proche de logiciels comme Première ou After Effects
Ce logiciel est assez complexe à utiliser. Pour notre projet nous nous sommes débrouillés avec des tutos trouvés sur le net ou ceux inclus dans le logiciel, que je vous invite à aller consulter. Ce dernier vous explique la démarche à suivre de A à Z pour faire le tracking.
Suite à cela, si tout se passe bien, nous aurions dû avoir notre squelette qui bouge sur l’écran, seulement si tout se passe bien…
Nos problèmes
Nous avons abandonné pour plusieurs raisons, la première et la plus importante : la salle. L’idéal est d’avoir une salle sombre, avec des murs noirs, un sol noir et le plafond noir également. La salle que nous avions ne permettait pas de bien distinguer les capteurs dans le logiciel ce qui évidemment ne peut pas fonctionner.
Deuxième problème, le logiciel, vu la masse de travail que nous avions à coté du projet, nous n’avons pas voulu nous éterniser à chercher comment régler la disposition des caméras (rappelez-vous l’espace 3D, grâce au calibrage) dans le logiciel, de ce fait, on ne pouvait rien obtenir ! Mais nous sommes sûr qu’avec de la patience et de la persévérance il est possible d’avoir quelques chose de convenable.
Pour preuve, l’année dernière David et moi même avions réussi à animer le squelette quelques secondes !
Voilà pour ce petit retour sur expérience qui, je l’espère, vous a appris quelque chose, en tout cas et ce sera le mot de la fin, nous ne regrettons pas d’avoir essayé. Car toute expérience, concluante ou non, est bonne à prendre !

[...] ailleurs, ils ont décidé aussi de présenter un tutoriel pour réaliser de la motion Capture, ou Capture de mouvements en Français. Très intéressant, pour tout ceux qui rêvent un jour de [...]
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